... à me protéger les oreilles du froid en ces temps-ci :D
En effet, en temps normal, je les porte rarement. Mais quand il fait froid, je suis bien contente de les porter (sans les allumer), rien que pour empêcher, grâce aux embouts, le vent de pénétrer dans le conduit auditif de mes z'oreilles... lol.
Fin du billet.
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dimanche 24 novembre 2013
jeudi 22 août 2013
Une prise de vue n° 11 bizarroïde...!
Un jour, je longeais, avec une amie, la rivière qui traverse la ville de Prague. Et nous nous décidâmes de nous prendre en photo avec en arrière-plan la rivière et le château qui surplombe la ville.
Nous demandâmes à des passants de le faire pour nous avec mon appareil-photo jetable. Nous réussîmes enfin à trouver quelqu'un et c'était un bel italien (un touriste donc). Je lui passai mon appareil-photo. Il recula un peu pour nous prendre en photo. Il le fit encore, encore et encore...
Nous demandâmes à des passants de le faire pour nous avec mon appareil-photo jetable. Nous réussîmes enfin à trouver quelqu'un et c'était un bel italien (un touriste donc). Je lui passai mon appareil-photo. Il recula un peu pour nous prendre en photo. Il le fit encore, encore et encore...
samedi 6 avril 2013
Prise de vue n° 10 : vers un blog-boom ?
Depuis quelques mois, je constate avec étonnement que les blogs pullulent sur la toile. Moi qui pensais que c’était devenu quelque chose de désuet, je me suis carrément gourée sur toute la ligne. Et si le blog renaissait juste de ses cendres comme s’il s’était tout simplement assoupi pendant un certain temps ? Mystère…
dimanche 17 mars 2013
Prise de vue n°9 : les chaussures... une histoire d'amûr !
Les beaux jours arrivent bientôt et avec eux, le retour des ballerines, des sandales, des nu-pieds avec talons aiguilles et des tongs, bref, de quoi mettre les doigts de pied à l’air… avec du joli vernis de couleur sur les ongles, siouplé.
L'occasion de fêter l'arrivée imminente du Printemps en partageant avec vous une petite anecdote.
L'occasion de fêter l'arrivée imminente du Printemps en partageant avec vous une petite anecdote.
vendredi 18 janvier 2013
C'est grave, Docteur ? Un dialogue de sourds...
Avec un médecin spécialisé dans le domaine de la surdité
Lui (en signouillant) – Je débute en LSF, n’hésitez pas à m’apprendre des signes ou à me corriger si je fais des erreurs ; comme cela grâce à vous et aux autres patients sourds que je reçois, je pourrai progresser. Il est pour moi très important que les sourds utilisent la LSF dès leur plus jeune âge et donc que nous sachions la pratiquer pour communiquer avec eux.
Moi (en oralisant) – Donc, dans quelle langue souhaitez-vous que je m’exprime avec vous ?
Lui (en riant et en signouillant) – Ben… devinez !
Moi, hésitante après un temps mort (en oralisant) – Euh, je n’en sais rien… En LSF ?
Lui (en signouillant) – Mais non ! Je préfère que vous parliez, c’est logique !
No comment... o_0
Lui (en signouillant) – Je débute en LSF, n’hésitez pas à m’apprendre des signes ou à me corriger si je fais des erreurs ; comme cela grâce à vous et aux autres patients sourds que je reçois, je pourrai progresser. Il est pour moi très important que les sourds utilisent la LSF dès leur plus jeune âge et donc que nous sachions la pratiquer pour communiquer avec eux.
Moi (en oralisant) – Donc, dans quelle langue souhaitez-vous que je m’exprime avec vous ?
Lui (en riant et en signouillant) – Ben… devinez !
Moi, hésitante après un temps mort (en oralisant) – Euh, je n’en sais rien… En LSF ?
Lui (en signouillant) – Mais non ! Je préfère que vous parliez, c’est logique !
No comment... o_0
jeudi 6 septembre 2012
Prise de vue n° 6 : dans la nuit...
| (photo trouvée sur Facebook, auteur inconnu) |
Vers 5h du matin, je fus soudain réveillée par une petite lumière venant de la fenêtre d'une autre pièce (non fermée) de mon appart. Il me semblait voir au loin une lumière d'ampoule allumée depuis un immeuble voisin avec les fenêtres grandes ouvertes. Sacrébleu… moi qui dormais si bien malgré la chaleur, c’était pas de bol surtout que j’avais boulot ce jour-là. Je me dirigeai alors vers la fenêtre en question pour redescendre les stores. En fait, ce qui m’a réveillée, c’était…
… la lune !
Elle brillait de tous feux, pareille à une ampoule à 10 000 volts. Suffisamment pour que l’on puisse tout voir dehors : rues, immeubles, jardins, cours, arbres… Un moment de bien-être qui me fit oublier le réveil brutal de l’instant d’avant.
Si nous n’avons pas la chance de ne pas pouvoir regarder le soleil droit dans ses yeux, au moins la lune se laisse désirer et nous donne la possibilité de l’admirer dans toute sa splendeur…
... avec les étoiles autour, siouplé ;)
dimanche 8 juillet 2012
D'où vient le nom "Sucama" ?
Vous êtes nombreux à me demander sa provenance.
Inutile de chercher sa signification sur le net : elle n’y est nulle part. Désolée pour ceux qui se sont arrachés les cheveux (j’espère qu’il vous en reste encore :-p) pour en retrouver l’origine.
« Sucama » est le fruit d’une association de syllabes extraites des jolis nom et prénom de jeune fille d’une aïeule… et c’est tout ! :D (rires...)
Inutile de chercher sa signification sur le net : elle n’y est nulle part. Désolée pour ceux qui se sont arrachés les cheveux (j’espère qu’il vous en reste encore :-p) pour en retrouver l’origine.
« Sucama » est le fruit d’une association de syllabes extraites des jolis nom et prénom de jeune fille d’une aïeule… et c’est tout ! :D (rires...)
lundi 2 juillet 2012
Prise de vue n° 5 : dans un Boeing 747...
... au retour du Québec en 2001
Pas de chance… Je me suis retrouvée sur un siège situé tout à l’avant de l’avion, probablement au-dessus de la cabine du pilote.
Couloirs étroits entre les sièges, beaucoup de passages autour, absence de hublot à l’avant, une petite planche pivotante pour poser son plateau-repas, pas de coussin pour dormir. Bref, zéro confort pour voyager pendant six heures d’affilée. Et ce n’est pas fini, comme le trajet se faisait pendant la nuit, il était impossible de fermer l’oeil : d’importantes secousses toutes les cinq minutes. "La nuit va être difficile", me disais-je...
Pas de chance… Je me suis retrouvée sur un siège situé tout à l’avant de l’avion, probablement au-dessus de la cabine du pilote.
Couloirs étroits entre les sièges, beaucoup de passages autour, absence de hublot à l’avant, une petite planche pivotante pour poser son plateau-repas, pas de coussin pour dormir. Bref, zéro confort pour voyager pendant six heures d’affilée. Et ce n’est pas fini, comme le trajet se faisait pendant la nuit, il était impossible de fermer l’oeil : d’importantes secousses toutes les cinq minutes. "La nuit va être difficile", me disais-je...
samedi 9 juin 2012
Prise de vue n° 4 : le métissage dans les transports...
Un jour, alors que je prenais le tram pour me rendre chez un ami, je me suis retrouvée entourée de personnes de "couleur". Pour tuer le temps, je me suis amusée à essayer de reconnaître leur pays de provenance à travers la couleur de leur peau et la forme de leur visage. Bon, quand on n'a pas (encore) fait le tour du monde, ce n'était pas évident. Et je continue encore à confondre Chinois et Japonais alors... Bref.
Mais un détail a retenu toute mon attention : ils étaient particulièrement nombreux dans ce tram-là... et je me suis aperçue que j'étais la seule "Blanche" ! Situation cocasse quand-même pour une européenne comme moi... :D (rires)
C'est un peu pareil dans le bus que je prends habituellement pour aller au boulot. Ca m'a frappée. Je ne me rappelle pas avoir remarqué cela lorsque je suis arrivée dans la capitale. Les raisons peuvent être diverses mais ce n'est pas là le sujet.
J'adore ce mélange de cultures, de différentes couleurs de peau : le métissage commence à être ancré dans nos moeurs. Cela me fait tout drôle de faire partie désormais d'une minorité "blanche" lorsque je monte dans le bus pour aller au travail alors que nous sommes dans un pays d'Europe. C'est trop beau.
Mélange de cultures, d'âges, de handicaps, de langues, de styles, d'orientations sexuelles...
Le métissage(sse), un nouveau mode de vie ?
Mais un détail a retenu toute mon attention : ils étaient particulièrement nombreux dans ce tram-là... et je me suis aperçue que j'étais la seule "Blanche" ! Situation cocasse quand-même pour une européenne comme moi... :D (rires)
C'est un peu pareil dans le bus que je prends habituellement pour aller au boulot. Ca m'a frappée. Je ne me rappelle pas avoir remarqué cela lorsque je suis arrivée dans la capitale. Les raisons peuvent être diverses mais ce n'est pas là le sujet.
J'adore ce mélange de cultures, de différentes couleurs de peau : le métissage commence à être ancré dans nos moeurs. Cela me fait tout drôle de faire partie désormais d'une minorité "blanche" lorsque je monte dans le bus pour aller au travail alors que nous sommes dans un pays d'Europe. C'est trop beau.
Mélange de cultures, d'âges, de handicaps, de langues, de styles, d'orientations sexuelles...
Le métissage(sse), un nouveau mode de vie ?
samedi 12 mai 2012
Prise de vue n° 3 : le joujou des Français dans les transports...
N’avez-vous pas remarqué que dans le bus, le métro, le RER ou le tram, du moins en région parisienne, les gens ont le regard constamment rivé sur leur téléphone portable ? Moi si !
Je m’amuse de temps en temps, lorsque je prends le bus ou le métro, à compter le nombre d’individus regardant leur portable. Résultat : jusqu'à 90 % des usagers ! C’est dingue. Devenu joujou des Français, cet appareil est désormais ancré dans nos habitudes quotidiennes. Certaines personnes iront même jusqu’à penser qu’elles ne peuvent plus vivre sans.
D’ailleurs, en ce qui me concerne à ce sujet, j’ai deux anecdotes à vous raconter, histoire de rigoler un peu.
Un soir, après le travail, j’attendais le bus. Tout en consultant mes mails sur mon portable, je guettais de temps en temps l’arrivée du bus. Une fois ce dernier arrivé à ma hauteur, je monte et m’assois, les yeux toujours rivés sur le portable. Sentant le bus approcher de mon arrêt habituel, je jette un coup d’œil par la fenêtre : les paysages avaient changé ! Un peu affolée, je me retourne pour savoir ce qui se passait : je m’étais trompée de bus ! Du coup, je me suis retrouvée dans une ville que je ne connaissais pas…
Un matin de bonne heure, je devais me rendre à l’aéroport en prenant d’abord le métro. Je me suis assise sur un strapontin sous lequel était rangée ma valise et hop, échanges de SMS avec des amis sur mon portable. Arrivée à la station de métro, je sors tranquillement, les yeux toujours posés sur mon portable… mais sans ma valise, qui contenait mes billets d’avion ! Merde alors… je remonte vite dans le métro, juste au moment où les portes se fermaient. Bilan : il m'a fallu aller jusqu’à la station suivante, revenir à la station d'avant et me lancer dans une course folle jusqu’à l’aéroport tout en suant de la tête jusqu’aux pieds !
Et depuis ces petites mésaventures, je sors moins souvent mon portable de mon sac-à-main dans les transports... et profite plus de l'ambiance alentour ;)
Je m’amuse de temps en temps, lorsque je prends le bus ou le métro, à compter le nombre d’individus regardant leur portable. Résultat : jusqu'à 90 % des usagers ! C’est dingue. Devenu joujou des Français, cet appareil est désormais ancré dans nos habitudes quotidiennes. Certaines personnes iront même jusqu’à penser qu’elles ne peuvent plus vivre sans.
D’ailleurs, en ce qui me concerne à ce sujet, j’ai deux anecdotes à vous raconter, histoire de rigoler un peu.
Un soir, après le travail, j’attendais le bus. Tout en consultant mes mails sur mon portable, je guettais de temps en temps l’arrivée du bus. Une fois ce dernier arrivé à ma hauteur, je monte et m’assois, les yeux toujours rivés sur le portable. Sentant le bus approcher de mon arrêt habituel, je jette un coup d’œil par la fenêtre : les paysages avaient changé ! Un peu affolée, je me retourne pour savoir ce qui se passait : je m’étais trompée de bus ! Du coup, je me suis retrouvée dans une ville que je ne connaissais pas…
Un matin de bonne heure, je devais me rendre à l’aéroport en prenant d’abord le métro. Je me suis assise sur un strapontin sous lequel était rangée ma valise et hop, échanges de SMS avec des amis sur mon portable. Arrivée à la station de métro, je sors tranquillement, les yeux toujours posés sur mon portable… mais sans ma valise, qui contenait mes billets d’avion ! Merde alors… je remonte vite dans le métro, juste au moment où les portes se fermaient. Bilan : il m'a fallu aller jusqu’à la station suivante, revenir à la station d'avant et me lancer dans une course folle jusqu’à l’aéroport tout en suant de la tête jusqu’aux pieds !
Et depuis ces petites mésaventures, je sors moins souvent mon portable de mon sac-à-main dans les transports... et profite plus de l'ambiance alentour ;)
samedi 5 mai 2012
Ma vie de sourde : les mots interdits...
En intégration "sauvage" dans une école primaire ordinaire.
J'apprenais les mots de la langue française grâce la lecture de livres mais aussi en lisant sur les lèvres de mon entourage en famille et à l'école. Du coup, j'ai utilisé les gros mots courants (merde, putain, fait chier) sur le tard, vers l'adolescence.
Un jour en CE1... je découvre un mot qui m'avait l'air sympa et que les camarades entendants répétaient de temps en temps. Je m'entraînais à bien le vocaliser, à le prononcer correctement. J'étais fière d'y arriver sans trop savoir ce qu'il voulait dire.
Le soir, c'était, comme tous les jours de la semaine, cours de soutien à l'institut des jeunes sourds. Cela consistait à revoir avec un prof spécialisé (farouchement orienté oralisme) les leçons apprises à l'école dans la journée et à faire les devoirs. Donc ce soir-là, je dis au prof que j'ai appris un mot assez utilisé chez les jeunes et que j'en étais fière. Il me demande de quel terme il s'agissait. Je lui réponds en choeur :
"Jemanfou" (= je m'en fous). Sisisi, c'était le mot en question.
Le prof n'était pas content. Ouille.
samedi 28 avril 2012
Prise de vue n° 2 : au fond du bus...
Quand je prends le bus, je vais généralement m'asseoir au fond du bus pour éviter, pendant le trajet, la foule des gens située au niveau de l'entrée et de la sortie, notamment lors des arrêts. Parfois, il m'arrive de ne pas trouver de place assise de libre mais je fais tout pour me retrouver au fond : il y a quasiment toujours une ou plusieurs (selon la manière dont les sièges sont disposés) places debout à cet endroit au niveau des poteaux en fer.
Quand il y a personne à cet emplacement, je demande aux gens de reculer davantage pour laisser de la place à d'autres qui arrivent par derrière. Soit ils le font, soit ils rechignent et c'est moi qui y vais en me gênant pas de passer devant eux, soit ils font une sale tronche et font tout pour me bloquer le chemin.
Cette scène est très courante. Je ne comprends toujours pas pourquoi les gens ne se mettent pas systématiquement jusqu'au fond du bus : les poteaux en fer, à quoi ils servent alors ? A tenir le toit du bus pour qu'il ne tombe pas ? J'ai presque même envie de penser que ces gens-là sont cons et ne savent pas être solidaires avec ceux qui arrivent par derrière et qui se retrouvent serrés comme des sardines.
Rares sont les personnes comme moi qui se mettent naturellement au fond du bus, même quand il n'y a plus de place assise. C'est très curieux. En quoi est-ce gênant ? Aucune idée. Et vous, vous en auriez une ?
Quand il y a personne à cet emplacement, je demande aux gens de reculer davantage pour laisser de la place à d'autres qui arrivent par derrière. Soit ils le font, soit ils rechignent et c'est moi qui y vais en me gênant pas de passer devant eux, soit ils font une sale tronche et font tout pour me bloquer le chemin.
Cette scène est très courante. Je ne comprends toujours pas pourquoi les gens ne se mettent pas systématiquement jusqu'au fond du bus : les poteaux en fer, à quoi ils servent alors ? A tenir le toit du bus pour qu'il ne tombe pas ? J'ai presque même envie de penser que ces gens-là sont cons et ne savent pas être solidaires avec ceux qui arrivent par derrière et qui se retrouvent serrés comme des sardines.
Rares sont les personnes comme moi qui se mettent naturellement au fond du bus, même quand il n'y a plus de place assise. C'est très curieux. En quoi est-ce gênant ? Aucune idée. Et vous, vous en auriez une ?
samedi 14 avril 2012
C'est grave, Docteur ? Chez un médecin spécialiste...
... dans un Pôle Santé et LSF
C’était un médecin spécialiste (soit-disant) sensibilisé à la surdité.
J’entre dans son cabinet, l'emplacement de son bureau n'est pas adapté aux personnes sourdes pratiquant la lecture labiale ou la LSF. Le siège du patient est tourné vers la fenêtre. Du coup, c’est moi qui ai la lumière dans les yeux, ce qui veut dire que le docteur est à contre-jour. Je change alors de place avec le siège pour mieux voir ses lèvres. Il s’énerve et me demande pourquoi je le fais. Je lui explique et il s’excuse.
Ce n'était pas la première fois que cela m'arrivait.
Lorsque je consulte un médecin qui ne s’y connaît presque rien à la surdité, il a souvent le réflexe de me proposer de me mettre là où ça m’arrange le mieux pour que la communication soit aisée dans les deux sens.
Le monde à l'envers... Sans commentaires.
Morale de l'histoire : mieux vaut se tourner vers les médecins non spécialisés dans la surdité !
C’était un médecin spécialiste (soit-disant) sensibilisé à la surdité.
J’entre dans son cabinet, l'emplacement de son bureau n'est pas adapté aux personnes sourdes pratiquant la lecture labiale ou la LSF. Le siège du patient est tourné vers la fenêtre. Du coup, c’est moi qui ai la lumière dans les yeux, ce qui veut dire que le docteur est à contre-jour. Je change alors de place avec le siège pour mieux voir ses lèvres. Il s’énerve et me demande pourquoi je le fais. Je lui explique et il s’excuse.
Ce n'était pas la première fois que cela m'arrivait.
Lorsque je consulte un médecin qui ne s’y connaît presque rien à la surdité, il a souvent le réflexe de me proposer de me mettre là où ça m’arrange le mieux pour que la communication soit aisée dans les deux sens.
Le monde à l'envers... Sans commentaires.
Morale de l'histoire : mieux vaut se tourner vers les médecins non spécialisés dans la surdité !
samedi 24 mars 2012
Prise de vue n° 1 : souriez, vous êtes filmé(e) !
Regardant souvent par la fenêtre du bus pour profiter des paysages ou des mouvements de foule matinaux, il m'arrive de repenser avec nostalgie à des moments heureux. Un moment de tendresse avec mes neveux et nièces, un instant de bonheur avec l'être aimé, une minute de silence pour les proches disparus...
Laissées à l'abandon, mes lèvres bougent pour esquisser un sourire ou un petit rire.
Mi-clos, mes yeux se plissent, parfois jusqu'à se fermer pour que je profite au maximum de cet instant doux et précieux.
Au réveil... Triste retour à la réalité : les gens et leur sale tronche, le regard vide, les deux coins de la bouche tirés vers le bas. Immobiles, presque inertes, comme s'ils attendaient qu'il se passe quelque chose pour réagir. Un joli tableau... :(
Et encore... durant mon songe, certains me regardent, tels des voyeurs, d'un air interrogateur, douteux et curieux. On dirait des CRS. Comme si j'avais du Nutella, de la confiture à la pêche, du sang ou tout ce que vous voulez, sur la joue.
Heureusement qu'il existe de joyeuses bandes qui chahutent et qui mettent de l'ambiance avec leurs rires pétillants et leur air bon enfant. Il m'arrive parfois de me joindre à elles tout simplement en lâchant un grand sourire.
Sourire seul dans les transports... un délit ?
Ah oui, c'est vrai, j'oubliais ! Le rire ou le sourire, c'est contagieux ! :D
samedi 3 mars 2012
C'est grave, Docteur ? Chez l'anesthésiste...
... en vue d’une intervention chirurgicale en 2011
Lui – Donc vous êtes malentendante…
Moi – Non, sourde.
Lui – Oooh c’est pareil ! Donc vous êtes malentendante…
Moi – Non, ce n’est pas pareil. Je n'entends rien. Je suis sourde, point.
Lui – OK donc vous êtes sourde… J’ai pourtant déjà rencontré des personnes malentendantes et vous êtes comme elles. Donc…
Moi – Comment vous savez ? Nous n’avons pas forcément toutes le même degré de surdité.
Lui – OK OK donc vous êtes sourde…
Blablabla… Je retire mes chaussures pour me peser… Blablabla... Au moment où je me baisse pour me chausser les pieds, je vois le docteur marmonner quelque chose dans sa bouche. Je me relève :
Moi – Vous voyez ?
Lui – Euh quoi… ?
Moi – Vous n’avez rien remarqué ?
Lui – Non.
Moi – Je me baisse et vous parlez… dans le vide.
Lui – Ah oui, pardon, j’avais complètement oublié que vous étiez sourde.
Moi – Et pendant ce temps-là, je rate les infos dont j’ai besoin pour la suite.
Lui – Bah c’est bien…
Moi - (avec un sourire taquin)... que je rate ces infos ?
Lui – (rires)… que je me sois comporté comme si vous étiez normale.
Moi – En plus, je ne suis pas « normale » ? Eh ben, bravo.
Lui – (gêné) non non je parlais de ces gens qui entendent normalement.
Moi – Et ? Donc les sourds ne sont pas des personnes « normales » ? Eh ben…
Lui – OK le mot est mal approprié…
Moi – Vous pensez sérieusement que les personnes sourdes sont "anormales" ? C’est VOUS qui n’êtes pas normal, comme bon nombre de médecins d’ailleurs…
Lui – Oui, je suis plutôt paranormal, un extra-terrestre !
(rire général)
Lui – Donc vous êtes malentendante…
Moi – Non, sourde.
Lui – Oooh c’est pareil ! Donc vous êtes malentendante…
Moi – Non, ce n’est pas pareil. Je n'entends rien. Je suis sourde, point.
Lui – OK donc vous êtes sourde… J’ai pourtant déjà rencontré des personnes malentendantes et vous êtes comme elles. Donc…
Moi – Comment vous savez ? Nous n’avons pas forcément toutes le même degré de surdité.
Lui – OK OK donc vous êtes sourde…
Blablabla… Je retire mes chaussures pour me peser… Blablabla... Au moment où je me baisse pour me chausser les pieds, je vois le docteur marmonner quelque chose dans sa bouche. Je me relève :
Moi – Vous voyez ?
Lui – Euh quoi… ?
Moi – Vous n’avez rien remarqué ?
Lui – Non.
Moi – Je me baisse et vous parlez… dans le vide.
Lui – Ah oui, pardon, j’avais complètement oublié que vous étiez sourde.
Moi – Et pendant ce temps-là, je rate les infos dont j’ai besoin pour la suite.
Lui – Bah c’est bien…
Moi - (avec un sourire taquin)... que je rate ces infos ?
Lui – (rires)… que je me sois comporté comme si vous étiez normale.
Moi – En plus, je ne suis pas « normale » ? Eh ben, bravo.
Lui – (gêné) non non je parlais de ces gens qui entendent normalement.
Moi – Et ? Donc les sourds ne sont pas des personnes « normales » ? Eh ben…
Lui – OK le mot est mal approprié…
Moi – Vous pensez sérieusement que les personnes sourdes sont "anormales" ? C’est VOUS qui n’êtes pas normal, comme bon nombre de médecins d’ailleurs…
Lui – Oui, je suis plutôt paranormal, un extra-terrestre !
(rire général)
samedi 25 février 2012
Lumière !
Vous me demandez souvent pourquoi je n'ai pas de rideaux chez moi ou, lorsque j'en dispose, je ne m'en sers pas.
Pour m'exhiber devant les habitants des immeubles en vis-a-vis situés à 100 m de la ? Non pas du tout ! :D
Tout simplement parce que j'ai besoin d'un max de lumière pour lire sur les lèvres ou voir les mains des personnes présentes... Mes dimensions communicatives sont d'ordre visuel (mais aussi tactile).
J'en profite également pour admirer par la fenêtre le coucher du soleil en ete et le ciel lorsqu'il vire au rose-violet... ;-)
... Rideau !
Pour m'exhiber devant les habitants des immeubles en vis-a-vis situés à 100 m de la ? Non pas du tout ! :D
Tout simplement parce que j'ai besoin d'un max de lumière pour lire sur les lèvres ou voir les mains des personnes présentes... Mes dimensions communicatives sont d'ordre visuel (mais aussi tactile).
J'en profite également pour admirer par la fenêtre le coucher du soleil en ete et le ciel lorsqu'il vire au rose-violet... ;-)
... Rideau !
samedi 21 janvier 2012
Alors âgé de trois ans, l'un de mes neveux...
... me dit en articulant bien : "Tiens, tu as du jambooon dans les oreeeilles !"
Le jambon : les embouts, couleur rose transparent, de mes prothèses auditives.
J'adore, c'était trognon !
Une perle.
Le jambon : les embouts, couleur rose transparent, de mes prothèses auditives.
J'adore, c'était trognon !
Une perle.
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